Si j’étais un superhéro, mon pouvoir serait celui de disparaitre. J’ai l’impression ces temps ci que j’en suis un superhéro, j’ai l’impression de disparaitre doucement. Je ne sais plus comment me prouver que je suis en vie, je me réveille nuit, simplement pour être certain que ce n’est pas fini. Doucement je transparais, je disparais, plus je respire plus au travers moi on peut lire. Comme un livre sans page, une page sans ligne, une ligne sans mot je reste là, à me demander encore pourquoi. J’attends que ça change sans changer ce qui m’attend. Noël n’aidant en rien, la télé me projetant des images de familles, d’enfants, j’en suis encore un. J’ai tant à apprendre sur la vie et je ne me donne pas le temps, j’aimerais avoir tout vu, tout mangé, tout digéré avant même d’avoir choisi ce qui allait ce trouver dans mon assiette. J’ai besoin de redonner des couleurs à mon être, de le faire renaitre. J’ai besoin de temps, plus besoin de vent qui me déracine sans cesse, sans que je m’y oppose parce que je crois pour un instant que c’est bien, qu’il est miens. Ce sentiment d’appartenance, d’appartenir fausser par le simple voile d’addiction inventer par l’homme, consommé par moi simplement pour fuir ma réalité. Je ne m’appartiens même plus car je ne sais même pas qui je suis. J’essais d’être un exemple que je n’aime pas, j’essais d’être correct avec les autres et pas avec moi même. J’ai simplement peur des regards, des dires et quand je me cache ça ne devient que pire avec le temps car ça sort en pain (douleur en anglais). Je veux me retrouver avec moi, chez moi, un instant je veux dormir. J’ai besoin de bras autour de moi, j’ai besoin qu’on me réconforte quand je pleure, aujourd’hui je n’ai que les bras de la nuit pour étouffer mes cris. J’ai l’impression d’être devenu un superhéro, mais je n’en veux pas de ce super pouvoir.
@Fanny: ouais, je pense qu’avec le temps ca passera! je sais que je reprendrai forme un jour!
Tant de vide dans ce texte, tant de gouffre…Comme si tes pas frôlaient le précipice, le vertige t’aspire vers une chute sans fond. Tu deviens un être insaisissable, comme un spectre n’apparaissant qu’à quelques occasions…Ta propre image se floue, tu ne deviens que vapeur de vie. Tu disparais doucement avec le temps…Une image de Back to the futur me trotte en tête à la lecture de ces mots…Bientôt tes contours se dessineront, n’oublie pas tes crayons, car de beaucoup de couleurs tu te rempliras, ton être se retrouvera. Continue ta quête comme il se doit, entoure toi de personnes auxquels tu crois, demande ces bras réconfortant ce TOI, ils ne peuvent que t’aider à apaiser tes pleurs, ces émois…